Du golfe de Guinée à la Thaïlande : les ravages de la pêche illégale

Malgré des législations qui se renforcent depuis des années, des chalutiers persistent à prélever illégalement des stocks de poissons considérables, bouleversant les écosystèmes et la sécurité alimentaire. Mais peut-on combattre la pêche illégale sans interroger le modèle de la pêche industrielle ?

En août dernier, un navire chinois transportant une cargaison illégale de près de sept mille requins, dont certaines espèces protégées, a été intercepté dans l'archipel des Galapagos, au large de l’Equateur. Un exemple parmi d’autres de l’ampleur de la pêche illégale dans le monde qui, selon Bruxelles représente entre 11 et 26 millions de tonnes de poissons chaque année, soit 15 % des volumes mondiaux.

Malgré des législations nationales et internationales qui se renforcent depuis plusieurs années, des chalutiers chinois, turcs, européens persistent à prélever illégalement des stocks de poissons considérables, en particulier dans les eaux africaines, menaçant la sécurité alimentaire du continent et bouleversant les écosystèmes marins. 

Alors, comment lutter efficacement contre ce phénomène au niveau international alors que la Chine et le Japon, champions du marché de la pêche, refusent pour l’heure de ratifier les traités ? Comment renforcer la coopération régionale dans le golfe de Guinée ou encore au large de la Thaïlande ? Et peut-on combattre la pêche illégale sans interroger le modèle de la pêche industrielle, première responsable de la diminution drastique des stocks de poissons ?

Plus d'information : https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-mardi-05-juin-2018-les-ravages-de-la-peche

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